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LA NEWSLETTER DU 13 JUILLET 2026 D’ « ENFANCE – TÉLÉ : DANGER ? »

Le rapport des États Généraux de la lecture pour la jeunesse pointe en 2025 une pratique en forte baisse de la lecture qui se trouve en concurrence inéquitable avec les écrans numériques qui se sont imposés depuis 15 ans dans l’enseignement et à la maison.

Les finances de l’État sont au plus bas

Alors, tant pis pour nos enfants et nos ados livrés à l’industrie numérique !

Et tant pis pour l’avenir de la France

Tant pis pour la santé physique et mentale des jeunes

Tant pis pour les dépressions, pour la violence extrême véhiculée

Tant pis pour les scarifications, l’anorexie et tant pis pour les suicides

Tant pis pour le harcèlement, alors que 1/3 des parents signalent des faits de harcèlement à l’école. (7-05-26)

Tant pis pour l’éducation

Tant pis pour les relations familiales

Qu’importe les recommandations du rapport des 10 experts commandé par le Président Macron…

Les lobbies du numérique et leur énorme puissance financière réussissent à imposer leur NON-LOI

Nous l’avions annoncé en 2018 lors de la signature du Protocole de prévention à l’exposition des mineurs aux contenus pornographiques, cosigné par les instances gouvernementales et 13 lobbies du numérique… qui n’a amené aucune sécurité aux enfants et qui a reporté une fois de plus toute la responsabilité aux seuls parents. Des parents souvent sous-informés, dépassés par la technologie, stressés par la difficulté de mettre en place des contrôles parentaux que beaucoup de jeunes arrivent à déjouer, parents parfois addicts eux-mêmes aux écrans et non-conscients des dangers, parents sous-éduqués à la gestion des écrans et surtout non avertis officiellement des dangers des écrans.

…Et arriva ce qui devait arriver :

Les enfants sont massivement exposés à des contenus addictifs, violents et pornographiques et ceci dès leur première utilisation du Smartphone…

Ainsi, sur TikTok, il suffit de quelques minutes de recherche quelconque sur des sujets tout à fait normaux, tout à fait anodins, pour que soit présentée une image sexuelle, suivie d’une image suggestive, abjecte, qui capte l’attention de manière irrésistible, réflexe et puissante et attise la perversité. Cette image à son tour va générer, grâce aux algorithmes, une série d’images sexuelles choquantes et « scotchantes » ….

C’est une manipulation du cerveau absolument effrayante et inadmissible ! Atteinte à la liberté individuelle, à la dignité humaine et au respect de la personne.

Mais les « conseillers psy » et concepteurs de contenus numériques le savent bien, les images sexuelles et violentes s’adressent directement à notre cerveau reptilien, cerveau archaïque réflexe qui est le cerveau de la survie (sexe et violence), « on n’y résiste pas ! »

Ces images-là sont plus fortes que nous, car elles ne sont gérées ni par la raison, ni par l’intelligence du cerveau rationnel, elles s’imposent directement !

Comment un jeune enfant « curieux de tout et imitateur né » peut-il y résister ?

Et malgré les annonces… et malgré les promesses, la situation empire…

Jeux vidéo violents, pourquoi cette tolérance ?

Nous réclamons depuis des années l’interdiction de la publicité pour les jeux vidéo violents interdits aux moins 18 ans sur les murs, dans les magazines, sur les ondes et les écrans. Et c’est en ce début de vacances que LECLERC fait une immense promotion à la radio pour le nouveau GTA qu’il baisse au prix de 60 €, publicité d’autant plus choquante que le jeune Louis a été lynché à mort le 19 juin 26 par ses « camarades » qui n’ont fait que reproduire des scènes vues sur ces jeux vidéo extrêmement violents interdits aux moins 18 ans …

Aucune mise en garde de la dangerosité de ces jeux n’est faite de la part de l’État, alors que la consommation des jeux vidéo très violents est effroyable et détruit les enfants de ce pays.

En 2024, à l’issue des différents DÉFIS des 10 JOURS SANS ÉCRANS initiés par « Enfance-Télé : Danger ? », nous avons largement publié auprès des Hauts Responsables de l’ETAT et des médias le BILAN de notre questionnaire anonyme portant sur les CONTENUS VISIONNÉS PAR LES ÉLÈVES DE PRIMAIRE. Questionnaires proposés dans les classes de 8 villes de France aux Indices de Position Sociale très variés (IPS). CONSTAT : La plupart des élèves de CP sont présents sur les réseaux sociaux et jouent régulièrement à des jeux interdits au moins de 12 ans comme Fortnite ou pire, interdits aux moins de 18 ans comme GTA ou Call of Duty.

Par une Lettre Ouverte du 25 novembre 2025, nous avions alerté tout spécialement Monsieur Bayrou. Sa réponse n’était pas à la hauteur de la gravité de ce BILAN.

Aussi, nous avons continué de diffuser ces bilans de toutes les manières possibles…

Le Président Emmanuel Macron a annoncé, jeudi 5 février 2026, qu’il avait demandé à des experts d’étudier les dangers des jeux vidéo et des « agents d’intelligence artificielle » pour la santé mentale des plus jeunes, et n’a pas exclu de prôner des interdictions si nécessaire. Où sont les résultats ?

On sait que l’industrie du jeu vidéo rapporte des milliards…et la France a l’ambition de se placer en tête de cette compétition mondiale…

« Cerise sur le gâteau »

Le 7 mai 2026, Monsieur Lecornu, 1er Ministre veut imposer la stratégie nationale Esport 2026-2030 prévoyant l’intégration des jeux vidéo dans les parcours scolaires, ceci contre l’avis formel du Ministère de la Santé et de la Mildeca… « L’expérimentation pilote a été co-financée par ArmaTeam, société privée spécialisée dans les compétitions de jeux vidéo, qui a également financé la thèse censée en évaluer les effets. Un conflit d’intérêt manifeste. » Réf. CoSE

Chacun sait aussi que les jeunes sont déjà « hyper connectés » aux jeux vidéo particulièrement addictifs qui supplantent tout autre intérêt scolaire… et que l’addiction et les troubles liés aux jeux vidéo sont reconnus par l’organisation mondiale de la santé (OMS) comme une pathologie.

« Enfance-Télé : Danger ? » s’oppose formellement à ce projet, et soutient la pétition rédigée par CoSE, (Collectif Surexposition aux écrans). SIGNEZ-LA. https://www.change.org/p/non-aux-jeux-vidéo-dans-les-écoles

ADHÉREZ à CoSE. Leur Site Internet fourmille d’informations. Beaucoup de parents y trouvent du soutien.

Rappelons que :

  • La France se situe dans les derniers rangs pour l’activité physique et sportive au niveau de l’Europe
  • Les résultats de TIMSS, PISA et PIRLS confirment sa reculade au niveau des résultats scolaires
  • Nos jeunes sont touchés massivement par des troubles de la santé mentale, des dépressions…
  • L’obésité liée à la sédentarité progresse de manière effroyable et son impact physique, psychologique et sanitaire est désastreux.

Peut-on encore trouver une cohérence dans les décisions gouvernementales ?

Alors que Madame Borne, quand elle était Ministre de l’Éducation, avait imposé l’interdiction du smartphone au collège (qui n’est pas encore généralisée, puisque les chefs d’établissement l’appliquent à leur bon vouloir). Les instructions officielles l’ont-elles imposée ?

Nous attendons que les MOYENS suivent et que des contrôles soient faits pour que ces mesures soient rigoureusement appliquées dans l’Intérêt Supérieur de l’Enfant.

…De nombreux pays prennent la même direction et l’Europe s’empare du sujet.

Le 7 juillet la Commission européenne autorise la France à établir un âge minimal d’accès à ces plateformes, mais demande à voir certains points modifiés. Le gouvernement espère faire appliquer le texte dès septembre.

…Par ailleurs, des voix s’élèvent contre la récupération des données et le fichage via les réseaux sociaux.

En 2018, nous préconisions qu’un verrou interne (non déjouable) soit intégré aux écrans destinés aux enfants, pour une protection efficace des contenus dangereux…

Nous continuons de réclamer des spots fermes et récurrents qui viennent sur tous les écrans alerter des dangers qu’ils représentent.

Nous sollicitons régulièrement à ce sujet, le Chef de l’État et l’ensemble du Gouvernement, le Défenseur des Enfants et l’ARCOM ainsi que les Sénateurs et Députés qui y sont sensibilisés.

Ces propositions n’ont toujours pas été retenues, de même que celle de faire connaître à tous les élèves et leurs parents la LOI qui définit le Harcèlement comme un DÉLIT… Demandons-nous pourquoi…

Signez la pétition contre l’entrée de l’E-sport à l’école et diffusez-la au plus grand nombre…

Le lien d’accès : https://www.change.org/Non_E-sport_a_ecole


Le problème

Le jeu vidéo enseigné à l’école : le projet du gouvernement pour la rentrée 2026.

Le gouvernement veut intégrer l’E-sport dans les parcours scolaires et éducatifs, créer des partenariats entre les établissements publics et les acteurs privés du jeu vidéo. Il s’apprête à lancer un programme national intitulé « Esport et éducation ».

Est-ce vraiment une priorité de l’éducation nationale de mettre nos enfants sur des jeux dont nous constatons au quotidien la nocivité ? Impossibilité de s’arrêter de jouer, fébrilité, nervosité voire agressivité lorsque l’enfant n’est pas sur le jeu.
Démotivation pour apprendre. Les enseignants ont déjà des difficultés à faire leur travail face à des élèves de plus en plus inattentifs, agités en raison du temps passé sur des écrans.
Pour ce projet aberrant, les parents, les professionnels de santé et les enseignants n’ont pas été consultés.

Cette décision a été prise malgré l’avis négatif du Ministère de la santé et de la MILDECA (mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives). Pour cause, depuis 2019, les troubles liés aux jeux vidéo sont reconnus par l’organisation mondiale de la santé (OMS) comme une pathologie.
Les adolescents ne sont pas en capacité de se soustraire aux environnements très addictifs. C’est la raison pour laquelle les casinos leur sont interdits.
Le cerveau de nos enfants n’est pas à vendre !

C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, Mesdames, Messieurs les ministres de renoncer à ce projet.

Le collectif Cose : Lutter ensemble contre l’addiction aux écrans des enfants :

  • Dre Lise Barthélémy, pédopsychiatre (Montpellier)
  • Dre Sylvie Dieu Osika, pédiatre (Rosny-sous-Bois)
  • Dre Anne-Lise Ducanda, médecin du développement de l’enfant
  • Sabine Duflo, psychologue et thérapeute familiale (Consultation Addiction Ecrans Ados .ETAP Daumezons Fleury-les-Aubrais, dans le Loiret)
  • Dr Éric Osika, pédiatre libéral (Bry-sur-Marne)
  • Dre Marie-Claude Bossière, pédopsychiatre, praticien hospitalier. Paris
  • Catherine Vidal, Psychologue (Consultation Addiction Ecrans Ados .ETAP Daumezons Fleury-les-Aubrais, dans le Loiret)
  • Enora de Gouvello, psychologue en protection de l’enfance au domicile des familles et en libéral en Maine-et-Loire (49)
  • Antony Mareuil, Développeur et professeur de sciences et technologies (Tours)
  • Karine de Leusse, psychologue clinicienne (Paris et Aix-en-Provence)
  • Dre Stéphanie Dauver, psychiatre pour enfants (Cholet)
  • Caroline Lesaint, Consultante en parentalité en libéral dans le Nord (59)
  • Dre Anne Hélia Roure, psychiatre de l’enfant et de l’adolescent.
  • Dre Solenne COMBIER (Lyon)

Association Enfance -Télé : Danger? BP 74, 62930, Wimereux