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Point d’étape du CNVC n°2 au 30.06.2026

Le bilan du site international après 5 mois d’activité est encourageant : 540 signataires d’origines sociale et professionnelle diverses sur 29 pays de plusieurs continents. Comme le Manifeste, sans structure institutionnelle, n’a pas (encore) été médiatisé et n’est pas passé par des pétitions en ligne, c’est « le bouche à oreille » qui a fonctionné.

Dans ces conditions, il s’agit donc d’un début prometteur.

Nous relayons les résistances existantes ici et là et notamment aux USA (Morozov, Zuboff, Environmental Health Trust, Safe Tech international dans la lignée de leurs grands anciens éveilleurs de conscience Lewis Mumford, Rachel Carson, Dennis et Donella Meadows…), pays d’origine de la téléphonie mobile, des smartphones, des GAFAM.

En France, les initiatives de défense ou de contre-attaque contre le rouleau compresseur de BIG TECH International (qu’il soit américain, chinois ou autres) commencent à émerger. Nous soutenons les initiatives citoyennes : 10 propositions pour une désescalade numérique, le mouvement OFF, les manifestes d’ATECOPOL, la coalition Hiatus, le collectif d’enseignants « Nous, Personne », la tribune dans Le Monde du 19 juin puis la réponse sur Médiapart, mais aussi les Journées internationales contre la 5G et déjà la 6G, contre les mégaconstellations satellitaires et pour la reconnaissance de l’EHS. Car il s’agit d’un TOUT CIVILISATIONNEL dont on ne peut avoir une vision morcelée vu la gravité de la situation.

Grâce aux contributions et articles, à nos lectures (nous saluons la qualité de la conscience critique, notamment en France et aux USA), à nos échanges et à la pertinence des commentaires reçus, nous nous permettrons de livrer une synthèse de nos réflexions.

Un fait est indiscutable, encore faut-il vouloir l’entendre : le pillage de nos données – le plus souvent sans notre consentement – constitue un recul démocratique. Au nom de notre bien-être, de l’efficacité bureaucratique, de notre sécurité – pire, parfois au nom de « l’intérêt général » –, ce vol légalisé et encouragé ne sert qu’à la prospérité du marché, au contrôle étatique et à la police. L’extorsion du consentement est devenue une manie courante de nos décideurs et gouvernants baignant dans une technolâtrie béate qui est en train de détruire les fondements mêmes de l’esprit de démocratie que nos ancêtres ont mis plusieurs siècles à construire pour nous libérer des tyrannies anciennes. Cette tyrannie s’exerce aujourd’hui à l’échelle universelle au moyen de l’imposition des appareillages électronumériques présentés comme l’UNIQUE SOLUTION à tout. Ainsi la Machine Générale risque-t-elle d’aboutir à un contrôle d’État total si les citoyen.nes n’y prennent garde. La boîte de Pandore est ouverte. QUI aura la volonté de la refermer ?

Il est très inquiétant de constater que tout rapport humain est menacé d’être intermédié par une machine numérique censée nous « simplifier la vie », nous conseiller et nous surveiller à cause de notre humaine imperfection.

La généralisation à marche forcée de l’IAg, aux profits considérables pour quelques-uns et au détriment de larges pans des populations, a été le déclencheur d’actions contre un autoritarisme numérique imposé sans aucune consultation citoyenne. La question à enjeu civilisationnel est : peut-on dompter un Monstre machinique prédictif qui a toutes les capacités à se substituer au raisonnement et au discernement humain ? Qui contrôlera qui ? Et l’IAg, brouillant définitivement la frontière déjà bien entamée entre intérêt public et intérêt privé, peut-elle être « bien utilisée » si elle échappe à tout contrôle citoyen ? Le risque est que les États ne mettent pas de limites à l’IA car elle leur permet d’utiliser sa puissance pour renforcer leur pouvoir avec la complicité rentable des grandes entreprises capitalistes. L’alliance de Big State et de Big Tech est le problème majeur de nos démocraties qui détermine de façon radicale le mode de gouvernance et la vie en société.

Question santé, nous suivons aussi de près les actions américaines et européennes contre les normes de la téléphonie mobile dangereusement obsolètes, la dénonciation de Phonegate contre le trucage systématiques des DAS de nos smartphones comme celle contre les conflits d’intérêt au sein des agences nationales et internationales de santé. Le problème de l’électrosmog et de l’accumulation des micro-ondes artificielles pulsées est le déni sanitaire n°1 qu’il faudra continuer à dénoncer hautement car les lobbys jouent sur la surdité des populations comme celle des journalistes et politiques de tous bords fascinés par leur smartphone jusqu’à ce qu’ils soient eux-mêmes sanitairement atteints. À ce titre, nous soutenons les victimes invisibilisées que sont les EHS de plus en plus nombreuses à travers le monde.

Pourtant, ce ne sont pas les études internationales indépendantes des lobbys qui manquent. Elles sont largement majoritaires pour dire qu’il y a de sérieux problèmes pour la santé humaine, les animaux et végétaux. Mais qui prend la peine de s’informer parmi le personnel politique (y compris les présumés « écologistes ») – et même l’ensemble du personnel médical – pourtant en charge de la santé publique ?

Compte tenu de  leur cerveau en formation, les enfants sont les premières victimes des micro-ondes artificielles pulsées et de l’électrosmog ambiant de plus en plus dense. Mais on constate que celles et ceux qui polarisent sur l’addiction inquiétante des enfants aux écrans, la captation de leur attention – qui est un fait déjà  désastreux – négligent souvent la question des ondes. Comme si c’était un seuil interdit à franchir. Ce sont pourtant bien bébés et enfants qui en subissent le plus les effets permanents. Les cancers pédiatriques sont en inquiétante augmentation et il est trop facile de s’abriter derrière la généralité de l’exposome

Il faut bien entendre aussi la voix des scientifiques qui alertent sur la destruction du Vivant venue de l’espace, lui-même en train de devenir une poubelle de déchets. Civil et militaire ne font quasiment plus qu’un à un moment où les guerres sont de plus en plus menaçantes et meurtrières, alliant boucheries archaïques contre les civils et sophistication d’armes guidées par l’IAg dont les missiles, robots et drones. Nous avons aussi grand peur pour nos mers et océans si tentants pour l’extractivisme écologiquement insoutenable des métaux nécessaires au développement exponentiel de nos objets et machines numériques. Cette pléthore d’appareillages high tech est le plus souvent inutile pour les besoins ordinaires d’humains qui veulent avoir la liberté de pouvoir user d’outils et objets low tech non aliénants et beaucoup moins polluants.

Nos ressources sont limitées et nous sommes confrontés au mur du Réel. Les lobbies internationaux et leur propagande, comme la désinformation sur les réseaux dits « sociaux », ne peuvent plus continuer à nier le réchauffement climatique d’origine anthropique. Or, en pleine contradiction avec les objectifs de décarbonation et d’écologie, nous assistons, en plus d’une gabegie d’eau et d’électricité, à une accélération démesurée de l’extraction minière hyper-polluante qui mène l’humanité tout droit dans le mur.

Il s’agit bien d’un processus de décivilisation mondiale et de déshumanisation ainsi qu’une fuite en avant qui nous conduit à une inéluctable dévastation de notre planète. Non, la technologie et ses « innovations » tant vantées par le sacro-saint marché de productivisme surconsumériste, qui étouffe ou met sous son emprise la recherche scientifique indépendante, ne pourra réparer les dégâts déjà commis par elle hier et aujourd’hui.

Nous vivons une rupture anthropologique sans précédent qui met l’Humanité et le Vivant en grand danger. Il faut dénoncer cette hubris et la combattre en défendant un nouvel humanisme de sobriété étendu à tout le Vivant.

L’équipe du CNVC, responsable du Manifeste international et du site, fera une pause durant l’été. Elle tient à remercier vivement l’association nationale Robin des Toits qui nous aide à construire le site.