
Depuis l’installation de compteurs intelligents dans son immeuble en copropriété en 2018, Diane Grossi affirme que sa vie est progressivement mise à mal par des symptômes qu’elle estime liés à une exposition continue aux rayonnements électromagnétiques (REM). Ce qui a commencé quelques semaines après l’installation s’est transformé, au cours des cinq dernières années, en un déclin physique constant.
by Ann Tomoko Rosen – May 19, 2026

Syndrome des CEM : « J’ai perdu ma carrière, mes cheveux et ma voix » Depuis l’installation de compteurs intelligents dans son immeuble en 2018, Diane Grossi affirme que sa vie s’est progressivement dégradée à cause de symptômes qu’elle attribue à une exposition continue aux rayonnements électromagnétiques (CEM). Ce qui a commencé quelques semaines après l’installation s’est transformé, au cours des cinq dernières années, en un déclin physique constant.
La voix de Diane Grossi semble avoir pleuré lorsqu’elle répond au téléphone. « C’est ma voix à cause des radiations », dit-elle doucement. « J’avais une belle voix, mais maintenant, elle aussi a disparu. » Depuis l’installation des compteurs intelligents dans son immeuble en 2018, Diane explique que sa vie s’est progressivement dégradée sous l’effet de symptômes qu’elle attribue à une exposition continue aux rayonnements électromagnétiques (REM). Ce qui a commencé quelques semaines après l’installation s’est transformé, au cours des cinq dernières années, en un déclin physique constant. Diane décrit une longue liste de symptômes invalidants : anxiété, migraines, saignements de nez, chute de cheveux, éruptions cutanées, nausées, acouphènes, bruxisme, pertes d’équilibre, courbatures et grande faiblesse. Mais pour Diane, les pertes les plus dévastatrices sont celles qui ne peuvent être mesurées cliniquement : sa carrière, son autonomie et sa capacité à mener une vie normale. « Depuis août 2018, j’ai perdu ma carrière, mes cheveux et ma voix », déplore-t-elle. « J’ai les mains engourdies, je ne peux donc ni taper à l’ordinateur ni travailler. C’est comme si les radiations me paralysaient. Je suis complètement incapable de fonctionner. » Bien qu’elle ait refusé l’installation d’un compteur intelligent dans son appartement, Diane explique qu’elle est entourée de toutes parts par des infrastructures sans fil, notamment des compteurs d’électricité, de gaz et d’eau installés dans tout son immeuble. Elle estime que plusieurs groupes de compteurs se trouvent à quelques mètres, voire à plusieurs dizaines de mètres de son logement, ce qui crée ce qu’elle ressent comme une exposition constante. « Je n’ai pas dormi dans ma chambre depuis l’installation des compteurs », explique-t-elle. « Le peu de sommeil que j’arrive à avoir, je le fais sur le canapé. Mon cœur s’emballe. Je suis engourdie. J’ai les yeux qui brûlent. Parfois, je me réveille et je vomis. C’est comme être torturée 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. » Diane affirme avoir fait part de ses inquiétudes à plusieurs reprises à son syndic de copropriété, en fournissant des documents et des publications scientifiques qui, selon elle, établissent un lien entre l’exposition aux rayonnements électromagnétiques et ses symptômes. Elle s’inquiète également des risques pour la sécurité dans l’immeuble lui-même, notamment des risques d’incendie et des exclusions d’assurance liées aux modifications d’infrastructure. Mais elle affirme que ses inquiétudes sont restées sans réponse. « Quand j’ai expliqué les exclusions de l’assurance… silence radio », dit-elle. Incapable de travailler, Diane survivait grâce à un modeste héritage laissé après le décès de sa mère en 2017. Ce filet de sécurité financière a aujourd’hui disparu, la laissant endettée pour la première fois de sa vie. Elle est confrontée à une douloureuse contradiction : elle ne peut rester chez elle à cause de ses symptômes, mais elle n’a pas non plus les moyens de partir, d’engager des poursuites judiciaires ou d’obtenir une aide aux personnes handicapées. « Je ne peux pas obtenir d’invalidité car l’électrosensibilité, aussi appelée syndrome EMR, n’est pas reconnue », explique-t-elle. « Je ne peux même pas être diagnostiquée. »
Un nombre croissant de personnes dans le monde signalent des symptômes similaires qu’elles associent aux champs électromagnétiques des infrastructures sans fil. Bien que les principaux organismes de réglementation affirment que les preuves actuelles n’établissent pas de lien de causalité, le vécu des personnes touchées continue de soulever des questions difficiles concernant la reconnaissance, les lacunes de la recherche et les protections de santé publique. Pour Diane, cependant, ce débat n’est pas abstrait. Il est vécu au quotidien dans la douleur, l’épuisement et l’isolement. « Je ne comprends pas comment c’est possible », dit-elle. « Nous avons des lois pour protéger les gens. Nous avons la responsabilité de préserver la sécurité de l’environnement. Mais rien de tout cela ne semble compter face à ce problème. » Son histoire met en lumière une tension plus large entre le développement technologique et son impact sur l’humain – entre ce qui est considéré comme « sûr » dans les cadres politiques et ce que les individus ressentent chez eux et dans leur corps. Et pourtant, malgré tout ce qu’elle a perdu, Diane continue de témoigner, non pas parce qu’elle détient les réponses, mais parce qu’elle estime que les questions ne sont pas posées. Diane encourage chacun à ne pas laisser les « experts » ou les autorités officielles interpréter cette situation complexe. Elle fait partie des milliers de personnes qui reconnaissent leurs symptômes du syndrome d’exposition aux champs électromagnétiques. Mais nous sommes tous affectés par la pollution électromagnétique qui nous entoure. Diane partage son histoire pour que vous et vos proches n’ayez jamais à vivre une telle épreuve. C’est son souhait. Faisons tout notre possible pour que cela devienne réalité.

