
- Le secteur technologique s’est désormais tourné vers les océans.
- Le profit, la guerre et ce qu’on appelle un « avenir énergétique vert » sont les principaux moteurs de la nouvelle économie bleue et de l’émergence de l’Internet des objets sous-marins (IoUT).
- Les minéraux de terres rares (REM), présents en abondance au fond des océans, sont essentiels à toutes ces technologies IoUT.
- Surnommé « Océan intelligent », l’Internet des objets permettra la guerre sous-marine, l’exploitation minière en eaux profondes, l’intensification des forages pétroliers et du commerce mondial, et, selon les promesses, un « avenir énergétique renouvelable ».
- La plupart des communications sans fil sous-marines reposent sur le sonar, un dispositif dont on sait depuis des décennies qu’il nuit aux baleines et autres animaux marins qui communiquent par sonar.
- Les baleines contribuent à atténuer l’excès de carbone dans l’environnement et jouent un rôle essentiel dans l’écosystème de la planète.
- Un « monde où tout est connecté sans fil » nécessite d’énormes quantités de minéraux de terres rares (REM) – également appelés éléments de terres rares (REE) ou métaux de terres rares.
- Les nodules polymétalliques, qui contiennent des niveaux élevés de cobalt, de nickel, de manganèse et de cuivre, ainsi que de plus petites quantités de lithium et de molybdène, présentent un intérêt particulier.
- Les scientifiques avertissent que le dragage des fonds océaniques à la recherche de terres rares pourrait potentiellement détruire les écosystèmes sous-marins et décimer des espèces entières d’animaux marins.
- L’écoblanchiment et le blanchiment éthique proposent d’utiliser l’énergie éolienne, solaire, les technologies numériques et l’intelligence artificielle pour passer d’une dépendance aux énergies fossiles à un avenir énergétique dit renouvelable. Or, l’acquisition, la production et l’élimination des ressources, conjuguées à une économie qui privilégie la croissance perpétuelle, ne feront qu’aggraver la dégradation de l’environnement.
La révolution technologique s’étend désormais aux océans avec l’avènement de l’ Internet des objets sous-marins (IoUT) , aussi appelé Océan intelligent . Des projets sont en cours pour intégrer les océans à un réseau mondial d’infrastructures et d’objets « intelligents » interconnectés, qui viendront compléter et s’intégrer aux antennes-relais 4G/5G terrestres et aux satellites spatiaux. D’importants investissements sont consacrés à la recherche et au développement de nouvelles applications et infrastructures afin de garantir une connectivité sans fil optimale dans les océans, sur Terre et dans l’espace.
Les acteurs commerciaux et les forces armées considèrent un océan connecté à Internet comme essentiel à leurs opérations et, dans leur empressement à construire cette infrastructure, ils négligent l’impact sur la vie marine. Outre le bruit, la pollution et les débris générés par une activité humaine intense dans les océans, les systèmes Internet sous-marins (IoUT) s’appuieront principalement sur le sonar pour la communication et la transmission des données. Ces systèmes seront composés de capteurs sous-marins communiquant entre eux et avec des stations relais en surface. Ces stations communiqueront ensuite avec des satellites et/ou l’infrastructure terrestre 4G/5G.
L’« océan intelligent » comprendra des véhicules sous-marins autonomes (AUV), des robots, des sous-marins (avec ou sans armes nucléaires), des torpilles, des bombes et des systèmes de défense anti-torpilles.
L’Internet des objets (IoUT) jouera également un rôle essentiel dans la course aux armements en matière d’intelligence artificielle (IA) qui se déroule actuellement aux États-Unis, en Chine et dans d’autres pays.
Ce vaste réseau océanique de collaboration homme-machine et d’opérations et permutations algorithmiques en mer sera intégré à d’autres branches militaires, formant ainsi un réseau de destruction coordonné par l’IA.
L’Internet des objets (IoUT) sera également utilisé par le secteur privé à ses propres fins : exploitation minière des fonds marins, forage sismique, surveillance des oléoducs et gazoducs et des câbles à fibres optiques, commerce mondial, exploration des épaves et collecte de données.

