
Pour accéder aux références :
https://www.c4st.org/fr/declaration_view.php
Des scientifiques et des experts médicaux recommandent la révision des limites admissibles fixées par Santé Canada pour l’exposition humaine aux champs électromagnétiques dans la gamme de fréquences de 3 kHz à 300 GHz, établies dans le Code de sécurité 6 (2015), qui comprennent les limites pour les technologies 5G
Attendu que :
- Les niveaux des champs électromagnétiques de radiofréquences (CEM-RF) augmentent rapidement au Canada,1,2 et que l’exposition omniprésente à ces champs constitue un problème de santé publique, en particulier pour les enfants et les personnes médicalement vulnérables ;
- Santé Canada fixe les limites recommandées pour l’exposition humaine aux émissions des CEM-RF provenant d’appareils et d’équipements sans fil tels que les téléphones cellulaires, les compteurs communicants, les antennes de tours cellulaires, les technologies Wi-Fi et 5G dans un document intitulé Code de sécurité 6 (2015),3,4 pour les champs de radiofréquences dans la gamme de 3 kHz à 300 GHz ;
- Les limites du Code de sécurité 6 (2015), similaires à celles de la Commission fédérale des communications (FCC) des États-Unis et de la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP), ne protègent pas suffisamment la santé humaine car elles reposent sur des hypothèses erronées ;
- Ces hypothèses ont été invalidées par la Commission internationale sur les effets biologiques des champs électromagnétiques (ICBE-EMF) ;
- En 2011, en se basant principalement sur des études menées sur des êtres humains, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé les CEM-RF comme peut‐être cancérogènes pour l’homme (Groupe 2B) ;
- Par la suite, le projet international de l’OMS sur les CEM a commandé 12 revues systématiques portant sur 10 effets sur la santé ;
- Lorsque les preuves scientifiques sont suffisantes, les revues systématiques bien menées constituent la méthode privilégiée pour examiner les preuves des effets sur la santé dans la littérature scientifique et médicale ;
- En 2025, l’ICBE-EMF9 a publié que les revues systématiques commandées par l’OMS sur le cancer et la toxicité reproductive fournissaient « suffisamment d’informations pour que les agences de santé publique réévaluent les directives actuelles en matière d’exposition et promeuvent des recommandations visant à réduire les risques. » ;
- L’ICBE-EMF a également déclaré que les études commandées par l’OMS n’ont pas examiné les preuves scientifiques relatives aux effets biologiques suivants : échauffement, génotoxicité, mammifères étudiés en dehors du cadre d’un laboratoire et espèces autres que les mammifères ;
- En outre, les revues commandées par l’OMS ne peuvent être considérées comme des preuves de sécurité en raison de graves lacunes méthodologiques.10
Nous, scientifiques et experts médicaux engagés dans l’étude de la santé et de la sécurité des champs électromagnétiques de radiofréquences (CEM-RF), demandons au gouvernement du Canada :
- De reconnaître les risques pour la santé humaine liés aux CEM-RF (un agent dangereux) à des niveaux inférieurs aux limites recommandées aujourd’hui dans le Code de sécurité 6 (2015) de Santé Canada, y compris pour les technologies 5G.
- De mettre à jour les limites fixées par Santé Canada en matière de CEM-RF en se basant sur une interprétation prudente et protectrice de la santé des conclusions et recommandations émanant d’un groupe d’experts indépendants qui sera convoqué par Santé Canada. Ce groupe d’experts doit disposer de l’expertise nécessaire pour examiner de manière systématique les preuves scientifiques relatives aux effets biologiques et aux risques liés à l’exposition aux CEM-RF.
- D’élaborer de toute urgence un solide programme de sensibilisation du public afin de conseiller aux Canadiens de minimiser leur exposition aux CEM-RF et de choisir des technologies filaires de connexion, en particulier pour les enfants et les personnes médicalement vulnérables.
Hôpitaux accommodants
Depuis 2023, les quatre hôpitaux du groupe ontarien Quinte Health accommodent les patients électrohypersensibles, en leur fournissant sans frais une chambre privée « environnementalement propre », éloignée de déclencheurs potentiels comme les routeurs Wi-Fi et autres sources de CEM. « Si nécessaire, un écran de protection contre les ondes radio peut être installé dans la chambre du patient afin de bloquer les champs électromagnétiques », mentionne notamment son manuel sur l’accessibilité en matière de sensibilités environnementales.

