
La proposition de loi n° 1063, « tendant à la réouverture des accueils physiques dans les services publics », enregistrée le 4 avril 2023 et présentée par Danièle Obono pour La France Insoumise, prévoit (article 1) : « Lorsqu’elle met en place un téléservice ou qu’elle recourt à un téléservice, il incombe à l’administration de maintenir ou de proposer concurremment un mode de saisine physique pour les usagers. » Principales raisons invoquées : La « dématérialisation » est un outil de la destruction des services publics et la fermeture des guichets physiques élargissent les fractures sociales…
Cette proposition suivait les recommandations de la Défenseure des droits (dans son rapport « Dématérialisation des services publics : trois ans après, où en est-on ? » de 2022). En voici 3 nous concernant (copié dans https://www.defenseurdesdroits.fr/sites/default/files/atoms/files/ddd_rapport-dematerialisation-2022_20220307.pdf) :
Recommandation 19 La Défenseure des droits réitère ses recommandations formulées dans sa décision 2020-142, et notamment : • Garantir plusieurs modalités d’accès effectif aux services publics afin qu’aucune démarche administrative ne soit accessible uniquement par voie dématérialisée ;
Recommandation 25 Adopter une disposition législative, au sein du code des relations entre les usagers et l’administration, imposant de préserver plusieurs modalités d’accès aux services publics pour qu’aucune démarche administrative ne soit accessible uniquement par voie dématérialisée.
Recommandation 29 Instaurer le principe d’un envoi sous forme papier, des notifications d’attribution, de suppression ou de révision de droits comportant les délais et voies de recours, sauf si la personne consent expressément et au préalable aux échanges dématérialisés.
Commentaire de Citoyens nantais pour une social-écologie critique(CNPSEc) :
Qu’est devenu aujourd’hui une ou un député.e censé.e nous représenter ?
Un être qui passe sont temps à communiquer avec son smartphone et à tweeter sur X – un réseau numérique pourtant détenu par un fou furieux fasciste mais qui les fascine par sa puissance. En ont-ils honte ? Non, car avoir honte implique d’avoir une conscience des problèmes qu’ils n’ont plus à cause de leur assujettissement total au smartphone (et au numérique en général).
Il est donc normal qu’ils en arrivent à mépriser les nombreux citoyens qui leur rappellent que l’imposition du compteur/capteur Linky est très problématique (Cf. « Sur le très problématique compteur/capteur électrique LINKY – une défaite de notre démocratie »).
Qui représentent-ils finalement : le peuple éclairé et questionnant ou les lobbys du numérique, de l’électricité et des télécoms ? Ils accompagnent sans réflexion le développement d’un « Progrès » électronumérique totémique qui n’est plus qu’une technolâtrie béate, déshumanisante et dé-civilisationnelle, en plus d’être polluante, mentalement et très matériellement, sans parler des problèmes de santé qu’elle induit.
Le capitalisme adore l’uniforme – ce qui est anti-démocratique par essence – mais pas nous.
La démocratie réside dans la délibération populaire (qui n’existe pas) et dans la possibilité du CHOIX, ainsi que le consentement libre et éclairé qui l’accompagne, devenus moribonds.
Le capitalisme procède par deux modes de diktats technologiques. À la chinoise : c’est obligatoire sinon c’est la disgrâce. À la « libérale » occidentale : vous n’avez pas le choix, mais ce n’est pas obligatoire avant que ça le devienne.

